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BolKraft · outil gratuit

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Six obligations pèsent aujourd’hui sur votre établissement. Aucune n’est à venir : elles sont toutes déjà applicables. Cinq questions, et vous savez lesquelles vous concernent, ce que vous risquez, et quoi faire.

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Les huit obligations, en détail

Le texte complet de ce que dit la loi pour chaque point vérifié par l’outil, avec la date d’entrée en vigueur, l’article de référence et la sanction encourue. À jour au 16 septembre 2026.

1. Les plastiques à usage unique sont interdits

Les gobelets, verres, assiettes, couverts et pailles jetables en plastique sont interdits depuis le 1er janvier 2020. Les couvercles de gobelets, piques à steak, bâtonnets mélangeurs et saladiers en plastique les ont rejoints le 1er janvier 2021.

Point important, souvent mal compris : l’interdiction porte sur l’usage, et pas seulement sur la vente. Un stock acheté avant l’entrée en vigueur ne protège pas l’établissement qui l’utilise encore. C’est cette règle qui a fait basculer toute la restauration à emporter vers le carton.

Depuis1er janvier 2020 et 2021 selon les produits
RéférenceC. env., art. L.541-15-10
SanctionContravention de 5e classe

2. Le polystyrène expansé est interdit

Les boîtes et récipients en polystyrène expansé, ce matériau blanc léger et granuleux longtemps utilisé pour les plats chauds et les kebabs, sont interdits depuis le 1er janvier 2021, sur place comme à emporter.

C’est l’une des infractions les plus faciles à constater lors d’un contrôle, parce que le matériau se reconnaît à l’œil nu et au toucher. Pour les plats chauds, un contenant en carton laminé tient la chaleur et le gras sans tomber sous l’interdiction.

Depuis1er janvier 2021
RéférenceC. env., art. L.541-15-10
SanctionContravention de 5e classe

3. La vaisselle réemployable au-delà de 20 couverts

Les établissements dont la capacité d’accueil simultanée atteint 20 personnes doivent servir la consommation sur place dans de la vaisselle réemployable, lavée et réutilisée : gobelets, couvercles, assiettes, récipients et couverts. Le seuil compte les places assises et debout.

Le jetable n’est plus admis en salle quel que soit son matériau, carton compris. En revanche il reste parfaitement légal pour la vente à emporter et la livraison : l’obligation ne vise que ce qui est consommé dans l’établissement. C’est cette distinction entre les deux flux que les contrôles regardent en priorité.

En pratique, le point de blocage n’est presque jamais l’achat de la vaisselle. C’est la capacité du lave-vaisselle et son temps de cycle au moment du coup de feu.

Depuis1er janvier 2023
RéférenceC. env., art. L.541-15-10 III
SanctionContravention de 5e classe

4. Ce qui reste autorisé à emporter et en livraison

Pour la vente à emporter et la livraison, le contenant à usage unique reste autorisé. Ce sont les matériaux qui sont encadrés par la loi, pas le caractère jetable en lui-même.

Le carton et le kraft restent conformes, y compris lorsqu’ils reçoivent un laminage qui les rend étanches aux sauces et au gras. Un bol en carton kraft ou une barquette rectangulaire peuvent donc servir sans restriction pour les commandes qui sortent de l’établissement.

RégimeEn vigueur
RéférenceC. env., art. L.541-15-10
SanctionContravention de 5e classe si matériau interdit

5. Le contenant pour emporter les restes

Tout établissement qui sert des repas sur place doit pouvoir fournir au client un contenant pour emporter ce qu’il n’a pas consommé, nourriture et boisson comprises. L’établissement peut le facturer, à condition que le prix soit affiché.

Les formules à volonté et les boissons vendues en contenant consigné sont hors du champ de l’obligation.

Depuis1er juillet 2021
RéférenceC. env., art. L.541-15-7
SanctionContravention de 5e classe

6. L’eau potable gratuite et son affichage

Les établissements de restauration doivent mettre de l’eau potable à disposition gratuitement pour les clients qui consomment sur place, avec des verres, et l’indiquer visiblement sur la carte ou sur un panneau d’affichage.

Dans les contrôles, ce n’est presque jamais la carafe qui manque, c’est la mention. C’est l’une des rares obligations de cette liste dont le montant d’amende est explicitement chiffré.

RégimeEn vigueur
RéférenceC. env., art. L.541-15-10 IV
SanctionJusqu’à 3 000 € ou 15 000 € pour une personne morale

7. Le tri à la source des biodéchets

Depuis le 1er janvier 2024, tous les producteurs de biodéchets doivent les trier à la source, sans seuil de tonnage. L’obligation s’applique donc à tous les établissements, quel que soit leur volume.

Deux voies sont possibles : une valorisation sur place, ou une collecte séparée confiée à un prestataire. Ce qui est contrôlé, c’est la preuve de valorisation, pas la présence d’un bac dans la cuisine : conservez les bons d’enlèvement et le contrat de collecte.

Depuis1er janvier 2024
RéférenceC. env., art. L.541-21-1
SanctionSanctions pénales ou administratives selon le texte mobilisé

8. La REP emballages professionnels

C’est la nouveauté de 2026, et elle est passée largement inaperçue. Le décret n° 2025-1081 du 17 novembre 2025 crée une filière à responsabilité élargie du producteur dédiée aux emballages professionnels, qui absorbe le périmètre de l’ancienne REP restauration. Le cadre réglementaire est entré en application le 1er janvier 2026, et la filière est opérationnelle depuis le 1er juillet 2026.

Les metteurs en marché d’emballages professionnels doivent adhérer à un éco-organisme, déclarer les quantités mises sur le marché et payer une éco-contribution. La distinction entre emballage ménager et emballage professionnel repose désormais sur les caractéristiques physiques du conditionnement, format et volume, et non plus sur sa destination.

Le point que beaucoup de restaurateurs manquent : si vous achetez vos emballages à un fournisseur établi en France, c’est lui qui porte l’obligation, et son éco-contribution se répercutera dans vos prix d’achat. Mais si vous importez vos contenants directement depuis l’étranger, c’est vous qui les mettez sur le marché français, et l’obligation devient la vôtre.

Depuis1er juillet 2026
RéférenceDécret n° 2025-1081 du 17 nov. 2025
SanctionSanctions administratives aux metteurs en marché

Outil publié par BolKraft, fournisseur de bols et contenants en carton kraft pour les professionnels de la restauration. Libre d’usage et de citation. À jour au 16 septembre 2026.

Sources : Code de l’environnement, art. L.541-15-7, L.541-15-10 et L.541-21-1 · décret n° 2021-1425 du 29 octobre 2021 · décret n° 2025-1081 du 17 novembre 2025 instituant la REP emballages professionnels · fiche pratique DGCCRF « Transition écologique : quelles obligations pour les cafés et restaurateurs » · Citeo, « Économie circulaire et REP : ce qui change en 2026 ».